Excepté en Médecine (au sens large) ou en Droit, la plupart des diplômes d'études supérieures n'ouvrent pas au professionnalisme indépendant. Il est notamment absurde de se former à la recherche pour rechercher des employeurs.
Les diplômes d'études supérieures universitaires, pourtant tous aussi difficiles à obtenir, ne donnent pour la plupart qu'un accès à des concours dont les résultats oscillent entre 1 et 10% de reçus, ce qui signifie en clair que 90 à 99% des candidats inscrits à un concours de ce niveau n'ont pas accès à un emploi en rapport avec leur formation. Autrement dit, tous les étudiants ne se présentant pas à des concours, la presque totalité de nos universitaires reçoit une formation inexploitable. Par ailleurs, chaque année et depuis fort longtemps, bon nombre de nos ingénieurs ou doctorants dont la valeur ne peut être rentabilisée en France, partent réussir leur vie à l'étranger.
Les études supérieures universitaires, comme les formations scolaires et professionnelles de moindre niveau, souffrent d'inadaptation au monde du travail et donc d'absence de modules relatifs à l'entrée dans le monde du travail. Le gâchis est ici d'autant plus cruel que ces diplômés sont censés représenter les cadres, les professions libérales ou les innovateurs dont la nation semble tellement manquer. Il est indispensable de compléter toutes les formations d'études supérieures par des modules de préparation à l'autonomie et à la création d'entreprises, même si le suivi de tels modules ne prend pas un caractère obligatoire, même s'il ne s'agit que de susciter un éveil.
14 propositions sérieuses pour que le choix du travail devienne un droit
8 janvier 2004precaire1@free.fr